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Géographies iniques

Cinéma urbain en plein air

7 septembre 2022 - 17 décembre 2022
Ciné-Forum
7 -14 septembre, de 20h à 22 h
dans le parc sainte-Cunégonde

+

2 dates en novembre (à déterminer)

projections intérieures, au CÉDA

Événement gratuit



Le cycle de documentaires Géographies iniques organisé par DARE-DARE et Alice Covatta, architecte et professeure adjointe à la Faculté de l'aménagement l’UdeM, explore des hiérarchies injustes, des formes d'inégalité ou tout simplement comment les citoyen.ne.s vivent les effets négatifs d'une société injuste à travers le monde. À chaque séance un.e interlocuteur.trice invité.e prendra part à la conversation.

Géographies iniques s'inscrit dans le cadre du partenariat DARE-DARE: Centre d'artistes nomade, modulaire et transitoire, financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, DARE-DARE et Alice Covatta de l’École d’architecture de l’UdeM s’associent avec l’objectif de créer mutuellement un guide d’aide à la prise de décision et outil de conceptualisation du programme architectural de DARE-DARE.

À travers un partenariat d’une année, DARE-DARE: Centre d'artistes nomade, modulaire et transitoire donnera aux étudiant.e.s l’opportunité d’acquérir des connaissances sur les dynamiques sociales qui émergent de la métropole montréalaise. Ces chercheur.e.s seront amenés à repenser des stratégies spatiales pour la conception d’un nouveau centre artistique porteur de questionnements d’ordre social, politique, environnemental, économique et urbanistique. Par ce biais, ce programme de recherche vise à définir et à articuler les outils méthodologiques pour évaluer des stratégies urbaines et architecturales innovantes pour un centre d’artistes nomadique et fournira des solutions pertinentes pour le nouveau quartier général de DARE-DARE. Ce guide prendra la forme d’un inventaire de projets architecturaux internationaux afin d’identifier des solutions innovantes, économiques, modulaires, adaptées et écoresponsables pour un centre d’artistes nomade positionné dans une architecturale pavillonnaire transitoire.


7 septembre avec Denis Valiquette, co-scénariste du documentaire

À Saint Henri le 26 août

collectif, 2011 ● 1 h 25 min ● version originale avec sous-titres anglais

Tourné en 24 heures, À St-Henri, le 26 août rassemble quelques-uns des plus brillants cinéastes documentaires québécois autour de cet ancien quartier ouvrier de Montréal. Dans un style cinéma direct, à l'affût des histoires qui font l'épaisseur d'une journée dans la vie quotidienne du quartier, ce film parcourt des trajectoires qui se côtoient ou se traversent tout en restant opaques les unes aux autres. En 2010, Saint-Henri nous offre un microcosme qui reflète merveilleusement combien le temps et le changement s'inscrivent dans un espace urbain resté profondément enraciné dans son passé industriel vibrant.

Denis Valiquette a grandi entre St-Henri et la Petite-Bourgogne à une époque où terrains vagues et usines désaffectées avaient encore beaucoup à lui offrir. En 2001, tandis que la gentrification de son quartier en est à ses premiers signes, il participe à la fondation du Comité de quartier Sud-Ouest et de son journal La rue Brique. Son engagement dans les luttes urbaines se prolonge ensuite à travers diverses initiatives, squats, centre sociaux, projets de films (À St-Henri le 26 août) ou d’écriture collective. Il s’intéresse aux pratiques de décrochage social et aux usages de la honte dans l’histoire québécoise. Il termine présentement une maîtrise en création littéraire à l'UQAM.


14 septembre avec Célia Bensiali, coordinatrice à la mobilisation des connaissances

4 CLIPS TRYSPACES

TRYSPACES est un partenariat de recherche actif depuis 2017 dirigé par Julie-Anne Boudreau. Ce partenariat multidisciplinaire rassemble chercheurs et étudiant.e.s interdisciplinaires, artistes multimédia, intervenant.e.s sociaux, professionnel.le.s de la ville et des adolescent.e.s et jeunes adultes de Mexico, Montréal, Paris et Hanoi. TRYSPACES explore la relation entre la présence des jeunes dans les espaces publics et la façon dont ils vivent cette visibilité.
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Making our Place ⎟⎟ 10 minutes

Ce documentaire a été réalisé dans le cadre du projet de recherche partenariale TRYSPACES auquel collabore la Chaire de recherche du Canada en urbanisation durable dans le Sud Global. Le documentaire vidéo Making our Place, produit par Danielle Labbé en collaboration avec l’ONG HealthBridge et le Musée de la femme vietnamienne, explore le rapport des jeunes migrantes rurales aux espaces publics urbains de Hanoï ainsi que les relations qu’ont ces jeunes femmes marginalisées à la société et aux espaces de la ville vietnamienne.
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Projet Pop-part : Un aperçu ⎟⎟ 22 minutes

Les jeunes de dix quartiers populaires d’Île-de-France partagent leur vision de leurs quartiers dans un contexte de métropolisation. Cette vidéo est un aperçu de quelques capsules réalisées par les jeunes parmi une centaine produites dans le cadre du projet en 2018.
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TRYMexico: Si mis dedos tocan los tuyos ⎟⎟ 26 minutes

Ce court-métrage a été réalisé dans le cadre du festival Tryspaces 4Cities. Les personnages qui parlent et apparaissent ici sont fictifs mais les situations, les projets et les personnes dont ils parlent sont réels. Tous les cas qui sont mentionnés dans ce film représentent ce qu'est Tryspaces Mexico. Il cherche à explorer la manière dont les jeunes se rapportent aux espaces publics, les activités transgressives qu'ils pratiquent dans l'espace public et la réglementation qui résulte souvent de ces transgressions.
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Admire ma peau noire ⎟⎟ 35 minutes

Quartiers populaires, famille, sexualité, voile, culture, mobilité, éducation, modèles... de jeunes femmes racisées de la région parisienne confient leurs perceptions sur leurs identités multiples.

Célia Bensiali (Elle/She) est titulaire d’une maîtrise en Études Urbaines de l’Institut National de la Recherche Scientifique (INRS-UCS). Ses travaux, situés à l’intersection de la géographie sociale et de la sociologie portent sur les pratiques d’engagement des jeunes en contexte urbain. Elle travaille également depuis 2017, dans le cadre du partenariat de recherche TRYSPACES à la fois à titre de jeune chercheure et à titre de coordinatrice à la mobilisation des connaissances, depuis 2020.

date à déterminer ➜ avec Nicola Di Croce

Sacro GRA, Gianfranco Rosi, 2013 | 1h 33 min. | VO en Italien – sous-titres anglais

Gianfranco Rosi a passé deux ans à proximité du Grande Raccordo Anulare (GRA), la grande autoroute qui fait le tour de Rome. De là, il a zoomé sur la ville invisible pour réaliser cette collection de portraits chaleureux et parfois humoristiques d'un ambulancier qui s'occupe de sa mère malade, d'un scientifique qui étudie les palmiers, d'un pêcheur d'anguilles qui a la nostalgie des traditions, de prostituées vieillissantes dans un camping-car et d'un noble fumeur de cigares qui fait de la gymnastique sur le toit de son château.

Rosi donne un visage à ces gens, tandis que les conducteurs de l'autoroute passent à toute allure sans s'en apercevoir. Il utilise une approche décontractée mais ingénieuse pour mettre en lumière des vies quotidiennes vécues dans l'ombre du progrès. Ce faisant, il met à nu les contradictions de la ville. Le film s'inspire en partie du roman Invisible Cities, publié en 1972 par Italo Calvino. En 2013, Sacro GRA est devenu le premier documentaire à remporter le Lion d'or du meilleur film à la Mostra de Venise.

Architecte, musicien, artiste sonore et chercheur, les recherches de Nicola Di Croce portent sur la relation entre les études urbaines et les études sonores. Il s’intéresse aux approches collaboratives et participatives de l’analyse et de la conception des politiques urbaines par le biais de méthodologies de planification sonore urbaine et de pratiques d’art sonore. Le son est au cœur de ses activités artistiques et universitaires. Il considère l’écoute critique comme un outil clé pour l’étude des transformations urbaines et culturelles qui affectent les zones vulnérables (dépeuplement, ségrégation et perte d’identité locale). Il croit que les méthodologies axées sur le son peuvent fortement contribuer à améliorer l’habitabilité et l’inclusivité de l’espace public, et à promouvoir le changement social.


date à déterminer ➜ avec Irena Latek

Human Flow, Ai Weiwei, 2017 | 2h 20 min

Plus de 65 millions de personnes dans le monde ont été forcées de quitter leur foyer pour échapper à la famine, au changement climatique et à la guerre, ce qui constitue le plus grand déplacement humain depuis la Seconde Guerre mondiale.  Human Flow, un voyage cinématographique épique mené par l'artiste de renommée internationale Ai Weiwei, donne une puissante expression visuelle à cette migration humaine massive. Le documentaire élucide à la fois l'ampleur stupéfiante de la crise des réfugiés et son impact humain profondément personnel.

Capturé en 2016 au cours d'une année mouvementée dans 23 pays, Human Flow suit une chaîne d'histoires humaines urgentes qui s'étendent à travers le monde dans des pays comme l'Afghanistan, le Bangladesh, la France, la Grèce, l'Allemagne, l'Irak, Israël, l'Italie, le Kenya, le Mexique et la Turquie.  Human Flow est le témoin de ses sujets et de leur quête désespérée de sécurité, d'abri et de justice : des camps de réfugiés grouillants aux traversées périlleuses de l'océan en passant par les frontières barbelées ; de la dislocation et de la désillusion au courage, à l'endurance et à l'adaptation ; de l'attrait obsédant des vies laissées derrière soi au potentiel inconnu de l'avenir.

Irena Latek enseigne le projet architectural et urbain à l’Université de Montréal. Architecte de formation, elle mène une pratique artistique. Ses recherches et créations situées à la lisière de l'architecture, des arts visuels et des nouveaux médias s’intéressent à la dimension existentielle, culturelle et politique de l’espace public urbain. Depuis 2001 elle dirige le laboratoire académique de recherche-création medialabAU. Les travaux du medialabAU, présentés sous forme de vidéos et d’installations immersives, cherchent à voir et à comprendre les mutations de la ville contemporaine en interrogeant la conception et la figuration en architecture.

DARE-DARE tient à remercier chaleureusement l'Office national du film du Canada, Diane Hétu et TRYSPACES






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