Programmation
Karen Elaine Spencer
Expect nothing
La position du spectateur dans l'œuvre est un sujet important et actuel que Karen Spencer aborde en utilisant la stratégie de la dualité: d'une part, une rencontre personnalisée autour d'une action très simple dans la chambre et d'autre part, l'inscription de sa vie personnelle et intime dans le contexte plus officiel de la galerie.
Voir plus
Karen Spencer à réalisé deux performances. Elle y explorerait les relations de pouvoir, la durée, l'espace et le public spécifiques à chacun de ces contextes. Dans les deux cas, le visiteur était confronté à ses attentes...
1) Du 1er au 25 novembre, karen spencer vous accueille dans une toute petite pièce, la chambre 17 du 4301 rue Saint-Jacques. Afin d'en détourner le sens, elle tente, par des gestes répétitifs, de déconstruire une tâche domestique : celle de nourrir les siens, Il en résulte un rituel par lequel elle tisse des liens avec le visiteur. Cette performance en continu met en relief les paradoxes de ce lieu à la fois intime de par sa superficie et anonyme comme le sont souvent ces habitations passagères. Que vous arrivera-t-il dans cet espace restreint ? Sur une période d'un mois, elle attendait les visiteurs, assise par terre, sur un sol recouvert de pain dans un espace minuscule d'une maison de chambre du quartier Saint-Henri. Elle calcinait des tranches et les broyait avec les mains, déconstruisant ainsi une tâche quotidienne.
2) Le vendredi 17 novembre, à 19h30, lors d'une performance d'une heure à DARE-DARE, son corps était catalyseur d'une charge émotive soutenue qui entrait en contraste avec l'intimité et la quiétude de la chambre. Pour les deux actions, l'artiste confrontait le visiteur à ses propres attentes en explorant les relations de pouvoir, le temps, l'espace et le public spécifique à chacun de ces contextes. La position du spectateur dans l'œuvre est un sujet important et actuel que Karen Spencer aborde en utilisant la stratégie de la dualité: d'une part, une rencontre personnalisée autour d'une action très simple dans la chambre et d'autre part, l'inscription de sa vie personnelle et intime dans le contexte plus officiel de la galerie. Cette exploration de la plainte et de la lamentation liées à la perte fera osciller la position du public. Serez-vous spectateur, confident ou témoin ?
Thanks to my family : Daniel, Gabriel, Nathan and Swimmer.
Merci à DARE-DARE, Caroline Boileau, Christine Brault, Daniel Corbeil, Stéphane Gilot, Raphaëlle de Groot, Marie-Claude Guérette, Manon Quintal, Marie-Andrée Rho, Philippe Tessier et Sylvie Tourangeau.
Merci à Marie-Suzanne Désilets et Manon De Pauw.
Merci à Paul-André Fortier et toute la classe d'atelier-création.
Thanks to every single woman in the Play group: Aneesa, Christine, Dina, Elisabeth, Iwona, Jessica, Kathryn, laura, Lou, Louise, Marie-Andrée, Rachel, Sylvie, Sylvette, Victoria et Vida.
Merci aux professeurs Mario Coté, Anne Thibault, Nicole Jolicoeur, Louise Poissant, Christine Ross et Serge Bérard.
Thanks to Suzanne Miller for being my first loving eye.
Thanks to Lou Nelson for reading and discussing.
Merci et Merci encore à Chantal du Pont pour tout.
