Programmation
Marianne Rouche
Sortie de micro-résidence à La HALTE: Mais où est partie la ville ?
Suite à sa micro-résidence à La HALTE, Marianne Rouche donnera un atelier au parc Sainte-Cunégonde, en lien avec ses recherches sur le droit à la ville.

DARE-DARE vous invite à participer à un atelier animé par Marianne Rouche, dans le cadre de sa micro-résidence à La HALTE.
Le dimanche 6 septembre de 16h à 19h
La HALTE (parc Sainte-Cunégonde)
Mais où est partie la ville ?
Mais où est partie la ville ? est un projet de recherche-création qui explore notre droit à la ville, concept théorisé à la fin des années 1960 par le philosophe et sociologue Henri Lefebvre : le droit, et le devoir, des habitant·es à participer à la production de la ville — à l'habiter, la penser, la rêver et la fabriquer collectivement.
À partir de la collection de la HALTE, Marianne Rouche s'adonne à une biblio-dérive : une errance dans la bibliothèque, guidée par le hasard des trouvailles, des associations et des échos, comme on dériverait dans une ville. Les fragments récoltés — mots, images, citations — deviennent la matière d'un atelier de découpé, cette technique qui consiste à fragmenter les textes pour les recomposer autrement et laisser surgir d'autres formes de sens, insoupçonnées.
Ouvert à toustes, l'atelier est une invitation à fabriquer la ville de nos mains, à se la lire et à se la conter, à mêler nos voix pour composer ensemble les pages d'un recueil-manifeste, et à repartir avec la biblio-dérive comme un jeu divinatoire à rejouer chez soi, partout, tout le temps.
Marianne Rouche
Marianne Rouche est une artiste et travailleuse culturelle, formée en anthropologie et en arts intermédiatiques. Nourrie par des méthodologies qualitatives, réflexives et situées, sa pratique oscille entre l'intime et le social, sondant autant l'expérience phénoménologique que les enjeux qui traversent notre époque. À travers le son, l'écriture, l'image et la performance, elle dresse des portraits sensoriels et cherche à créer des situations d'où peut émerger la rencontre: avec soi, avec les autres, et avec le monde.
Entre « natures » et « cultures », elle s'attarde à la ville et à ses interstices, là où se rencontrent le vide et le construit, le désuet et le productif. Elle défend le flânage comme mode de connaissance incarnée et revendique une philosophie de la douceur, pensée comme une force politique expansive, un catalyseur pour une relationnalité ouverte et attentive. Elle cherche à intégrer cette approche à des pédagogies alternatives qui reconnaissent la valeur du soin, de l'écoute, du multiple et du provisoire. Ralentir. Aiguiser les sens et cultiver des formes d'attention qui refusent l'anesthésie du corps pensant.