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Programmation

Triple événement à La HALTE

Andréanne Martin, Daniel Fiset et Yamile Villamil Rojas

Le 20 juin, La HALTE s'animera pour trois moments de partage offerts par trois artistes. Andréanne Martin lancera son livre Les seins ballants je m'en vais au vent, Daniel Fiset l'aboutissement de ses recherches autours du quartier du Sud-Ouest, et Yamile Villamil Rojas présentera Cet invisible qui nous relie, une performance participative.

DARE-DARE vous invite à vivre une expérience plurielle le 20 juin 2026 dès 13h à La HALTE, alors que trois artistes présenteront leur travail en plein air. L'activité est gratuite et ouverte à tous·te. Des boissons non-alcoolisée seront servies sur place. 


Andréanne Martin 

Les seins ballants, je m'en vais au vent

Les seins ballants, je m’en vais au vent est une microédition de livres d’artiste nomades qui explore un tiraillement entre l’appel du large et les impératifs du quotidien, entre rêve et désenchantement. Pensé pour circuler librement, de main en main, ce journal de bord revisité rassemble des fragments d’errance : conversations, photographies, pensées griffonnées et artefacts glanés au fil des routes.

Lors de cet événement, l’artiste présentera son projet et en lira quelques extraits. Le public sera ensuite invité à s’approprier les œuvres et à les enrichir en glissant une contribution personnelle dans les boîtes des livres. Un poème, un dessin, une photo, une confession, un souvenir, une blague ? Tout est bienvenu. Ces précieux partages feront partie intégrante de l’œuvre et voyageront avec elle.

En savoir plus sur le projet



Andréanne Martin

Andréanne (Dédé) Martin est artiste, cinéaste et exploratrice des frontières entre cinéma du réel et arts visuels. Diplômée d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques (UQAM), elle affine sa démarche au fil d’une maîtrise en média expérimental (UQAM). L’errance, le vagabondage et l’autostop traversent son travail autant comme thèmes que comme méthodes pour catalyser les rencontres fortuites et improbables. Munie de sa caméra, de son magnétophone et de son journal de bord, elle arpente les routes, les marges et les microcosmes sociaux. Le journal occupe une place centrale dans son travail qui agit à la fois comme compagnon de terrain et comme matrice créative qu’elle réinvente sous diverses formes : journal filmé, livre d’artiste et d’autres formes encore à imaginer. Ses œuvres ont été présentées et soutenues par des festivals, des centres d’artistes et des institutions, ici et ailleurs.


Daniel Fiset 

(détail)

(détail) est une intervention texte-image inspirée par l’emplacement de la Halte de Dare-Dare dans le quartier de la Petite-Bourgogne. Issue d’une résidence de recherche furtive auto-imposée menée à l’été 2025, l’intervention s’ancre dans une série d’observations réalisées au parc Sainte-Cunégonde, dans la consultation des ouvrages de la collection de DARE-DARE et dans une réflexion sur l’inscription d’un centre d’artistes délocalisé au sein du tissu urbain.

Cette recherche a notamment conduit à l’exploration d’un fonds d’archives documentant les campagnes d’expropriation de « taudis » menées par la Ville de Montréal au milieu des années 1960. Souvent présentée comme une période d’entrée dans la modernité nord-américaine, cette décennie de transformation urbaine s’est également accompagnée de vastes opérations de démolition et de déplacement qui ont profondément marqué certains quartiers de la ville. 

Image: Archives de la ville de Montréal. Dossier C-1044 – Immeubles – M. Laliberté – Expropriation rue Richmond – 19 juin 1967. VM94-C1044-030.


Daniel Fiset

Daniel Fiset est un commissaire, chercheur, auteur et travailleur culturel basé à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Il est détenteur d'un doctorat en histoire de l'art de l'Université de Montréal, qui porte sur les rapports entre la photographie artistique et les pratiques amateures en régime numérique, rapports qu'il examine par le biais de la philosophie de la technologie. Ses recherches récentes portent sur les intersections des pratiques artistiques, critiques et pédagogiques au Québec. Ses écrits ont été publiés dans esse arts + opinions, Spirale, Vie des arts, Ciel Variable et ESPACE. Il occupe actuellement le poste de commissaire adjoint à l'engagement à la Fondation PHI pour l'art contemporain.

Yamile Villamil Rojas

Cet invisible qui nous relie

Performance participative autour de l'odorat, de la mémoire et du plurivers

Cet invisible qui nous relie est une performance polyphonique qui tisse ensemble odeurs, mémoires, récits et présences. Au sein d'une installation textile immersive, je suis accompagné d'autres performeur·euses ayant contribué au projet de recherche. Inspirée de rencontres construites à partir du partage d'odeurs, cette création invite à explorer les liens entre corps, imaginaire, société, territoire et mémoire. Entre souffle, mouvement et voix, elle propose une traversée sensible du plurivers, où chaque odeur devient la trace d'un monde, d'une histoire et d'une manière d'habiter le vivant.  



Yamile Villamil Rojas

Yamile Villamil Rojas est une artiste et chercheuse dont le travail explore les liens entre mémoire, territoire et expériences sensibles partagées. Formée à l’Université Paris 8 et à l’EHESS, elle est actuellement doctorante à l’Université du Québec à Montréal. Sa recherche-création se situe à la croisée de l’art et de l’anthropologie sensorielle, avec un intérêt particulier pour l’odorat comme médium de relation et de narration. À travers performances, dispositifs olfactifs et enquêtes collectives, elle interroge les formes de présence et les pratiques créatives de coprésence, en explorant comment les récits intimes et collectifs peuvent se réactiver et se transformer par l’expérience sensorielle. Son travail propose des espaces de rencontre où le corps, le souffle et les perceptions deviennent des outils pour désapprendre, réinventer et partager autrement.