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Le Centre

En quelques mots

DARE-DARE est un centre d’artistes autogéré qui a pour mandat la diffusion des pratiques artistiques dans des espaces diversifiés, notamment l’espace public.

Ses bureaux, son centre de médiation culturelle et son enseigne lumineuse sont actuellement installés dans l’arrondissement du sud-ouest à Montréal.

Mission

Explorer, interroger et faire évoluer les pratiques, les espaces et les modes de diffusion de l’art actuel et participer à sa démocratisation et son accessibilité.

Mandat

DARE-DARE soutient la recherche et valorise l’implication d’artistes aux pratiques novatrices, qu’iels soient en début de carrière ou plus expérimentés. Le centre d’artistes manifeste un intérêt soutenu pour l’exploration et pour la diversification des processus de conception, des formes d’expression et des modes de présentation des œuvres et des interventions artistiques, dans des espaces diversifiés et non traditionnellement dédiés à l’art. Le centre d’artistes encourage la collaboration avec divers organismes culturels et/ou communautaires tout comme avec des partenaires issus de milieux non-artistiques.

DARE-DARE a pour objectif de favoriser l’éducation, la compréhension et l’appréciation de l’art actuel à un niveau local, national et international. Ceci, à travers tout le spectre de ses activités : recherche, création, production, diffusion, documentation, édition, ateliers, causeries d’artistes et forums de réflexion. Au sein la communauté artistique, DARE-DARE se veut un point de recherche, d’expérimentation et d’expertise incontournable en art d’intervention dans l’espace public, tout en étant un lieu de référence flexible et accueillant pour :

  • Générer un contexte de production favorable au développement et à la réalisation de projets exploratoires, audacieux, critiques
  • Favoriser les liens entre la pratique artistique, l’espace public et l’engagement social et citoyen
  • Jouer un rôle de médiateur auprès du grand public, pour lui présenter diverses formes que peuvent prendre les pratiques d’intervention dans l’espace social
  • Accompagner les artistes et faciliter les démarches d’obtention d’autorisations et de permis nécessaires à leur projet
  • Être un point de rencontre, un forum de dialogue, de débat et d’échange entre diverses disciplines, artistiques et autres
  • Être un lieu d’apprentissage, de rencontre et de réseautage pour les artistes émergents et ceux plus chevronnés
  • Encourager et soutenir les artistes prometteur.se.s qui ont peu d’expérience de diffusion professionnelle
  • Être un espace ouvert, invitant, accueillant, convivial et inclusif : tous et toutes sont les bienvenu.es
  • Offrir aux artistes et aux théoricien.ne.s des conditions d’accueil professionnelles et équitables respectant les barèmes CARFAC
  • Offrir des plateformes variées et alternatives de réflexion et d’espaces critiques, où sont encouragées les initiatives intellectuelles sérieuses, rigoureuses et orientées vers l’action
  • Resserrer les liens entre les membres de la communauté artistique
  • La HALTE lors de l'événement PASSEPORT 2022, à la station de Geneviève Letarte.
  • Vir Andres Hera, perfo-conférence déambulatoire, 2021

Valeurs

DARE-DARE a pour principe d’être à l’écoute des besoins des artistes et de leur pratique, par le biais d'une attention personnalisée, une ouverture à l’échange d’idées et un accompagnement logistique.

Pour ce faire, la confiance dans le processus et les choix de l’artiste, la flexibilité devant les formes et les durées que peuvent prendre les projets et la disponibilité pour répondre au calendrier de production, orientent et déterminent les actions du centre. DARE-DARE s’ajuste aux besoins de chaque projet et au profil de chaque artiste, à la fois dans le type de support que les créateurs souhaitent recevoir et dans le degré d’implication qui est attendu de la part du centre. Pour réussir sa mission, DARE-DARE doit partager l’enthousiasme des artistes pour leur projet et contribuer à l’entretenir, sinon il échouera. DARE-DARE tient à demeurer en phase avec les avancées de l’art actuel, en restant informé des activités et des enjeux de la scène des nouvelles pratiques artistiques dans l’espace public, ou dans des contextes non dédiés à la présentation de l’art.

Historique

Historique

OBNL fondé en 1985, centre d’artistes autogéré depuis 1990, DARE-DARE a successivement été situé dans des espaces de type galerie avant d’adopter son mode opératoire actuel. Depuis 2004, DARE-DARE est en DIS/LOCATION, ses bureaux sont logés dans un abri mobile positionné à même l’espace public, la ville constitue son espace de recherche et de diffusion.

En 2004, DARE-DARE a pris la décision de rendre tangible la réflexion menée depuis plusieurs années par ses membres sur les démarches d’appropriation de l’espace public en art actuel. Dès lors, le centre d’artistes consacre exclusivement sa programmation à des projets d’art public et présente des interventions disséminées dans la cité, qui rayonnent à partir des différents foyers où s’est installé le centre : Parc Viger (2004-2006), Parc Sans nom (2006-2008), Square Cabot (2008-2009), Parc Walter-Stewart (2009-2012), métro St-Laurent (2012-2015) et Marché Atwater (2015-2018).

Cette recherche nomade s’effectue par amarrages successifs dans divers quartiers et en des lieux porteurs de riches questions d’ordre social, politique, environnemental, économique, historique ou urbanistique.  Il consiste en une structure souple qui répond aux besoins des artistes en matière de diffusion artistique et qui engage un dialogue direct avec le public et la communauté environnante. Ce faisant, par son insertion dans le quotidien de la ville, DARE-DARE étend le rayonnement des arts auprès de différents publics d’horizons les plus divers. DARE-DARE est propriétaire de son abri mobile, celui-ci est actuellement stratégiquement localisé à proximité du Marché Atwater et de la station de métro Lionel-Groulx. En 2016, le centre acquiert un conteneur maritime dans lequel il installe son centre de documentation et qu’il nomme en 2017 HALTE — Pavillon de référence et de réflexion sur l’art dans l’espace public, une bibliothèque publique en plein air, spécialisée sur l’art contemporain et divers enjeux urbains.

Plutôt que de prendre appui sur la neutralité du contexte de la galerie, ces nouvelles pratiques reconfigurent le cadre de l’expérience artistique et se déploient dans le domaine public en tirant profit du contexte qui est chargé, connoté, habité et en perpétuel changement. Dans chacun des contextes de ses dis/locations, DARE-DARE articule une programmation autour d’une thématique faisant écho à la société actuelle ou – plus spécifiquement – en lien avec ce lieu d’implantation et les principaux enjeux qui y sont reliés : patrimoine, itinérance, justice sociale, espaces verts, infrastructures urbaines et qualité de vie, interculturalisme, mixité générationnelles et sociales, spéculation, gentrification, convivialité citoyenne, etc.



[2004-2011]   Premiers territoires de recherche : les zones marginalisées, friches négligées et espaces résiduels

C’est en adoptant la stratégie de la furtivité que la première option s’est incarnée. Souhaitant par ce geste rejoindre un public diversifié, non initié, étranger, voir méfiant vis-à-vis un organisme artistique. Outre un prix d’achat très modeste nous permettant d’être propriétaire et de réduire significativement la part du budget de fonctionnement allouée à l’immobilisation, le choix de l’abri mobile est motivé parce qu’il permet de s’infilter « incognito » dans la trame urbaine en empruntant l’esthétique caractéristique de la roulotte de chantier. Dans l’imaginaire collectif, l’abri mobile est porteur de promesses de changements et d’innovation, il suscite la curiosité. Du coup, par ce biais, DARE-DARE compte faire valoir qu’un centre d’artistes joue un rôle dynamique d’acteur social et, qu’il peut être un agent de développement de la ville.



[2012-2015]   Seconds territoires de recherche : occuper les zones de pouvoir, perturber l’offre culturelle formatée et orientée vers le divertissement.

Le centre décide de se déplacer vers le centre-ville pour s’approcher des grandes institutions culturelles. L’opération porte fruit, tous les jours des visiteurs curieux viennent à nos bureaux et s’informent de la mission du centre et des activités de notre programmation. Très souvent, il s’agit d’un premier contact avec le milieu de l’art actuel. Pour rendre bien manifestes son ouverture et le mandat artistique qui l’anime, DARE-DARE troque l’aspect anonyme de sa roulotte – jugé trop austère et officiel par le public non initié – à l’aide d’une intervention graphique collective. Puis, DARE-DARE se dote d’un conteneur et y aménage un Pavillon de référence et de réflexion sur l’art dans l’espace public.

En plus d’une programmation régulière, des évènements spéciaux abordent des enjeux spécifiques liés aux nouvelles pratiques artistiques : Odyssée (2004-2014) (un parcours évènement anniversaire), 2014, Viva! Art Action (une biennale internationale d’art action et performance) 2017, 2015, 2013, 2011, 2009, 2006, SATELLITE Détroit_Tijuana (résidences transfrontières) 2011, Écocité sur le terrain 2011 et Fête des fleurs 2007 (art citoyen et écologie), Périmètre 2005, Autour de l’Agora 2006, (art d’intervention dans l’espace public) Mémoire vive en collaboration avec le Centre d’histoire de Montréal 2002 (art actuel et patrimoine), L’algèbre d’Ariane avec le Centre Les Brasseurs de Liège, Belgique 2002 (esthétique relationnelle et participation).



[2015-2020]   Troisièmes territoires de recherche : zones de mixité, de passage, de médiation et de commerce

En 2015, DARE-DARE s’installe dans le Sud-Ouest, sur un terrain avoisinant le marché Atwater. Une nouvelle aventure commence qui provoque rencontres, croisements, partenariats. En 2016, le Centre acquiert un conteneur, nommé LA HALTE, où il inaugure son CENTRE DE DOCUMENTATION ET DE RÉFÉRENCE (actuellement installé dans le Parc Sainte-Cunégonde).



[2020- ]   Territoires de recherche actuels : zones multiculturelles, quartiers populaires en mutation accélérée.

Depuis septembre 2020, nos bureaux sont installés au CÉDA, dans la Petite-Bourgogne, pour se rapprocher d’un centre d’organismes communautaires (soutien aux nouveaux arrivants et services d’éducation populaire pour population défavorisée) et favoriser la création de partenariats innovants dans un quartier marqué par une gentrification intensive.

  • Alexandre David, Faire des places, 2007
  • Anne-Marie Ouellet, Secondes zones, 2012
  • Dominique Pétrin, Palazzo II, 2012
  • Alastair MacLennan, VIVA! Art Action, 2019
  • Julie Faubert, Apparaître/disparaître : Les mots (volet1), 2009

Si DARE-DARE a autant d'archives visuelles rassemblées sur ce site, c'est grâce à la contribution de sources variées qui ne sont pas toujours identifiées. Il s'agit de membres de l'équipe, de bénévoles, d'artistes et autres ami·es de DARE-DARE. Si vous êtes en mesure de préciser certains crédits photographiques se rattachant à des images du site ou si vous avez en votre possession des traces visuelles de contenu daredarien, nous vous encourageons à nous les envoyer en contactant comm@dare-dare.org.

Politiques, règlements et logo

Documents importants sur DARE-DARE, ses membres et ses participant·es

Téléchargements :

  • DARE-DARE lors de l'événement PASSEPORT, 2018
  • Station de Nicole Panneton lors de l'événement PASSEPORT, Marché Atwater, 2018.